Leçon 4 : Des livres, des hommes et des femmes (pauvres mais heureux)

« Je n’ai pas la prétention de vouloir que la littérature me nourrisse. Mais c’est bien le moins qu’elle ne me ruine pas » Gustave Flaubert

M. Économie en personne, et j’ai nommé Gérald Filion publiait le 13 septembre dernier, un billet sur son blogue radiocanadien au titre évocateur : « Écrire n’est pas payant… » Les points de suspension étaient significatifs mais risibles : tout le monde sait que très peu d’auteurs vivent de leur plume. Pas besoin d’en rajouter et d’expliquer

M. Filion faisait état dans son court texte des chiffres publiés par l’Institut de la statistique du Québec sur la création littéraire dans la province. Constat : il faut faire autre chose (en plus d’écrire).

Conclusion de M. Fillion :

« Alors, si vous avez le désir de devenir écrivain, par vocation, par choix, par nécessité, je ne sais trop, sachez que vous avez très peu d’espoir de vivre de votre plume. Vous devrez vous trouver un autre emploi pour espérer atteindre le palier inférieur de la catégorie de la classe moyenne modeste, même si vous avez en poche un diplôme universitaire. »

Merci M. Fillion, mais je n’ai pas besoin de vous pour me décourager. Cependant, j’aurais aimé un peu plus de mordant, un peu plus de poigne pour dénoncer cette situation inacceptable et non pas cette espèce de fatalité de l’écrivain que vous énoncez dans votre article.

Je vous remercie, mais la prochaine contentez-vous de parler d’économie et non pas de culture et les livres pousseront mieux dans le meilleur des mondes.

D’ailleurs, regardez bien l’adresse du carnet de Gérald Filion. Rien à Déclarer.

http://blogues.radio-canada.ca/geraldfillion/2011/09/13/etre-ecrivain-et-pauvre/