Leçon 6 – Les conseils d’ami ou comment se vider le cerveau à coups de bonne conscience

Les conseils d’amis sont aussi variés que les amis. C’est une évidence. On y trouve de tout et de rien. Parfois, inspirée par leurs paroles, tout est possible. Que le monde littéraire va s’ouvrir à mes pieds, me faire une place toute douce et chaude. Et je vois facilement au bout du chemin, mon livre imprimé, là, seul sur la tablette, entouré des autres.

D’autres fois, et non les moindres, je suis bloquée, coincée entre la confiance qu’ils mettent en moi et ma sempiternelle incapacité à écrire des trucs drôles et intelligents.

Alors, comment percevoir et intégrer tous les conseils que l’on nous donne? Sont-ils utiles? Doit-on s’y tenir? En faire abstraction? Envoyez promener gentiment nos bienfaiteurs et amis ?

Mon dernier conseil reçu en date :

« Pense pas pis écris »

Dans les faits, je suis tout à fait d’accord. Il faut laisser aller et taper plus vite que son ombre. Dégainer les mots et enchaîner les phrases. Établir une connexion ultime entre son cerveau et son écran.

Les amis sont toujours pleins de bonne volonté à notre égard (souvent en tout cas) et leurs conseils doivent, je crois, décanter dans notre esprit tordu (surtout le mien). Voilà pourquoi j’accepte toujours les conseils d’amis avec un grand respect.

Avant-dernier conseil reçu :

« Tu dois écrire tous les jours, même si ça te tente pas »

Voilà ce que j’ai fait aujourd’hui.

Avant-avant-dernier conseil reçu :

« Moé si j’tais toé, je les enverrais chier pis j’écrirais c’que j’ai din tripes »

Ce dernier conseil me fait encore beaucoup rire. Pas parce que c’est n’importe quoi, mais parce que nos amis, sont pas toujours nos amis, mais qu’il faut tout de même les écouter donner leurs conseils.