Leçon 13 – Écrire à tout prix – mes amis les blogueurs?

Là, je ne sais plus. Quand je ne sais plus, je n’écris plus. Je m’étais pourtant dit que je devais, DEVAIS, écrire quelque chose une fois par semaine (c’est si peu!) et déjà, échec. Et la même question revient sans cesse. Pourquoi bloguer? Pourquoi réfléchir à des billets, des entrées? Aligner des mots, des phrases et les mettre en ligne? Pourquoi lire les autres blogueurs? Pourquoi, mais pourquoi?

Ce doit être parce qu’on a trop parlé des blogues et des blogueurs ces derniers temps. Cette semaine encore, lancement du Huffington Post au Québec, Voir qui se met de la partie, que puis-je bien apporter de plus, avec un blogue que je ne mets pas assez à jour à mon goût? Et qui de surcroît sert d’exercice et d’exutoire (voir la Leçon 1).

André Marois a intitulé son dernier texte Invasion des blogueurs. Sommes-nous envahis, ou fais-je partie des envahisseurs? Peu importe, la question est trop grande pour moi.

C’est peut-être aussi parce que je suis allée le 27 janvier dernier dans une journée de conférences sur les blogues littéraire à l’UQAM. Malgré mon grand intérêt pour le sujet et la pertinence des invités-blogueurs, il y a tout de même eu plus de blablas institutionnels que de réelles discussions. Et j’ai hésité jusqu’à aujourd’hui avant d’en parler. Clarence L’inspecteur résume bien ce que j’en ai pensé au lendemain de la conférence.

Et depuis, je me pose d’innombrables questions sur mon statut de blogueuse, « littéraire » ou pas. Mais j’écris. Et je publie. Et je lis des blogues.