Leçon 18 – Parcours elliptique d’une lectrice 1 : Merveilleuse Yoko Tsuno

Ce texte est le premier d’une série que j’ai intitulée  » Parcours elliptique d’une lectrice  » et qui fait suite à mon désir de remonter la piste de l’écriture et de mon parcours de lectrice. Voir Grenier et moi… parcours elliptique d’une lectrice.

Je ne me rappelle pas quand j’ai commencé à lire.

Étrangement, j’ai l’impression d’avoir toujours lu, du moins, d’avoir éprouvé du plus loin que je me souvienne, du plaisir à écouter les autres me raconter des histoires, ou simplement des bribes de leur vie. Dans l’intimité, en classe, en famille. Les mots me comblaient.

Jeunes, ma mère nous emmenait ma sœur, mon frère et moi à la bibliothèque de notre petite ville de la Rive-Sud et on pouvait (on devait!) chaque fois choisir nos lectures hebdomadaires.Un bien pour un mal? Un mal pour un bien?

Et j’en prenais toujours trop. Je salivais devant les lourdes étagères telles de brillants étalages, pour chaque fois me retrouver les bras encombrés, les mains pleines et les yeux davantage, et le sac débordant, près à craquer sous le poids de ses livres trop lourds pour mes épaules de jeune fille de 10 ans.

Je garde de cette époque un sac définitivement trop lourd, toujours plein à craquer de livres. Un ami me compare d’ailleurs à un escargot, je porte encore ma maison, mes livres, plusieurs livres sur mon dos de jeune femme de 29 ans.

Cette bibliothèque de mes 10 ans où la section jeunesse se trouvait à droite en entrant m’a fait faire l’une de mes plus belles découvertes lectrice intemporelle : sur le bout d’un rayon, j’ai vu le visage rond et la courte chevelure noire emblématiques, le regard espiègle comme un défi : Yoko Tsuno. Qui? Yoko Tsuno.

Pourquoi suis-je tombée tout de suite dans les filets de cette héroïne japonaise de BD? Peut-être parce cette jeune électronicienne (Yoko travaille à la télévision belge et forme avec ses acolytes Vic et Pol le trio de l’Étrange, titre du premier volume de la série) était d’abord une femme, une femme au centre d’aventures extraordinaires et qui à tout moment, fait montre d’un sang-froid et d’une inventivité inégalables.

Un genre de Tintin qui peut à la fois, conduire toutes sortes d’engins sophistiqués, se battre contre une tribu hostile et en sortir chaque chois victorieuse, et en plus se faire des amis et assembler un morceau à la fois, l’histoire de l’humanité.

Plus que Tintin qui voyage de par le monde pour résoudre des énigmes et déterrer des trésors (il va tout de même sur la Lune), Yoko Tsuno peut changer de galaxie et d’espace-temps pour accomplir ses exploits, remettre les hommes et les Vinééens (habitants à la peau bleue de Vinéa, planète imaginée par Roger Leloup, créateur de Yoko) sur le droit chemin.

 J’ai relu avec beaucoup de plaisirs quelques-unes des aventures de Yoko et j’ai découvert que Dupuis, éditeur des péripéties de la belle Japonaise avait compilé en intégrales les histoires de Yoko. Ainsi, 8 intégrales reprenant chacune 3 albums d’une même aventure sont offertes aux lecteurs. Ainsi, De la Terre à Vinéa, les Aventures allemandes (mes préférées!) ou À la poursuite du temps, sont autant d’intégrales qui permettent de plonger pleinement dans l’univers parfois extravagant, mais toujours ingénieux et un brin philosophique de Roger Leloup.

Bonus : chaque intégrale est accompagnée d’un dossier inédit sur la création du personnage de Yoko Tsuno et de son univers.

 Au sortir de la Bibliothèque nationale, voilà quelques jours, j’ai été plongée en plein flash-back : dans les sous-sols, là où se trouve la collection jeunesse, devant tous les albums là devant moi, j’avais les mains qui tremblaient en essayant de faire entrer dans un sac qui ne pouvait qu’en contenir trois manifestement, une douzaine d’albums de Yoko Tsuno.  

Pour tout découvrir sur Yoko Tsuno, visitez sans tarder son site officiel.

Aujourd’hui, le 28 mars a lieu OFF-CIEL, un colloque ludique sur la culture populaire, en marge du Colloque Interuniversitaire des Étudiants en Littérature (CIEL) de l’UQAM. Au O Patro Vys (356 Mont-Royal), dès 18 h 30 (et c’est gratuit !). On pourra y voir et y entendre, entre autres, Samuel Archibald, Marie Parent, Sébastien Ste-Croix Dubé (et d’autres…) ainsi que le DJ Alexandre Fontaine Rousseau. Allez voir la programmation de la soirée et surtout allez-y !


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Leçon 17 – Grenier et moi… parcours elliptique d’une lectrice

Daniel Grenier dans son blogue Saint-Henri (allez voir!), demandait le 15 mars dernier :

Quel est le livre que vous considérez comme votre première « vraie » lecture, si tant est qu’une telle chose existe? Cette première lecture qui vous a fait vous rendre compte que vous n’alliez probablement plus jamais vous arrêter?

En réaction aux réponses de cette « Petite question », Grenier a mis en ligne le lendemain le texte « Grande réponse », où il expliquait ses débuts à lui comme lecteur, de Tolkien et la SF en passant par Nabokov et Vian, puis terminait sur son envie d’écrire et Nabokov, encore. Le parcours des autres me semble chaque fois tellement plus riche et transcendant que le mien. Je dois bien avoir la mémoire qui flanche, déjà.

À lire les réponses obtenues par Grenier, tout le monde lisait Victor Hugo à 7 ans, Nabokov à 9, et Flaubert avant la puberté, et j’exagère à peine (je remercie chaudement tous ceux qui ont répondu, vous m’avez rappelé de bons souvenirs!), un peu quand même, beaucoup même. Rien de semblable dans mon parcours (Hugo, Nabokov et Flaubert sont venus plus tard), au commencement, et bien, il n’y avait rien, ou presque.

Tout ça pour dire que chaque auteur, chaque lecteur possèdent son histoire « littéraire ». Tous les chemins mènent à l’écriture, si tant est que la lecture est reine. Histoires d’amour entre l’auteur et le texte, n’allez cependant pas y chercher une quelconque justification d’un parcours tracé d’avance. Ces histoires ne disent rien de plus : lisez et écrivez. Point.

 

J’ai envie de faire une Daniel Grenier de moi-même (je crois qu’on avait le même dealer de lunettes! – allez voir sa photo et lire son article, si vous ne l’avez déjà fait!), et remonter la piste de mon désir d’écrire, et de mon parcours de lectrice. C’est bien sérieux tout ça, mais là encore, il est question d’amour et de livres, de tonnes de livres. Je livrerai donc dans les prochaines semaines, des bribes par-ci, par-là, de quelques-unes de mes lectures coup de poing depuis l’enfance, ou pour reprendre les mots de Grenier, de mes premières lectures « vraies », et pour le continuer à le paraphraser, « si tant est qu’une telle chose existe ».  

 

Je vous mets en garde (à quoi bon?), je ne serai ni spirituelle, ni transcendante. Mon parcours est éclectique, elliptique; je suis une fausse littéraire, mais une lectrice assidue (et un jour, une écrivaine bornée). Je tente depuis des années de tenir une liste de mes lectures — je n’y arrive jamais vraiment longtemps – souhaitez-moi bonne chance, je tiens bon depuis le 1er janvier 2012.

Aujourd’hui, le 21 mars est la Journée mondiale de la poésie. Vive les poètes et autres charmeurs de mots!

Claude Beausoleil, Poète de la Cité, invite les Montréalais à fêter avec lui : 3 lectures de poésie dans le métro et une soirée « 21 poètes pour le 21e siècle le 21 mars » à la Maison du Conseil des arts de Montréal, à 17 h 30.

 

Leçon 13 – Écrire à tout prix – mes amis les blogueurs?

Là, je ne sais plus. Quand je ne sais plus, je n’écris plus. Je m’étais pourtant dit que je devais, DEVAIS, écrire quelque chose une fois par semaine (c’est si peu!) et déjà, échec. Et la même question revient sans cesse. Pourquoi bloguer? Pourquoi réfléchir à des billets, des entrées? Aligner des mots, des phrases et les mettre en ligne? Pourquoi lire les autres blogueurs? Pourquoi, mais pourquoi?

Ce doit être parce qu’on a trop parlé des blogues et des blogueurs ces derniers temps. Cette semaine encore, lancement du Huffington Post au Québec, Voir qui se met de la partie, que puis-je bien apporter de plus, avec un blogue que je ne mets pas assez à jour à mon goût? Et qui de surcroît sert d’exercice et d’exutoire (voir la Leçon 1).

André Marois a intitulé son dernier texte Invasion des blogueurs. Sommes-nous envahis, ou fais-je partie des envahisseurs? Peu importe, la question est trop grande pour moi.

C’est peut-être aussi parce que je suis allée le 27 janvier dernier dans une journée de conférences sur les blogues littéraire à l’UQAM. Malgré mon grand intérêt pour le sujet et la pertinence des invités-blogueurs, il y a tout de même eu plus de blablas institutionnels que de réelles discussions. Et j’ai hésité jusqu’à aujourd’hui avant d’en parler. Clarence L’inspecteur résume bien ce que j’en ai pensé au lendemain de la conférence.

Et depuis, je me pose d’innombrables questions sur mon statut de blogueuse, « littéraire » ou pas. Mais j’écris. Et je publie. Et je lis des blogues.

Leçon 11 – Vouloir rendre compte de tout : tout voir, tout connaître, tout entendre ou the Fear of missing out (je reviens à Langelier… )

Il n’y a pas si longtemps, je croyais qu’il serait relativement simple de lire beaucoup, de lire tout et que cette lecture, et bien, me mènerait presque directement à l’écriture. Maintenant, rien n’est moins sûr et chaque fois que je pose les mains sur mon clavier, ou encore que je tends la main pour choisir une nouvelle lecture, j’ai des doutes. Ridicule, me direz-vous et j’en conviendrai.

J’essaie encore bien naïvement de me rattraper (je n’y arriverai jamais, ça c’est sûr) sur la rentrée littéraire de l’automne dernier et je n’ai pas encore dit mon dernier mot que les pages des journaux sont plein des promesses de la rentrée d’hiver. Et déjà, au fond de moi je ressens cette peur de manquer quelque chose, de passer à côté de lectures extraordinaires, de négliger le Livre qui va changer le cours de mon existence.

Au contraire de Nicolas Langelier dans Réussir son hypermodernité et sauver le reste de sa vie en 25 étapes faciles dont j’ai parlé dans mon dernier billet, je n’ai pas peur (Fear of missing out -FOMO) de manquer des soirées, des lancements, des événements (si un peu quand même), j’ai peur de ne pas lire les livres propices à me propulser sur la voie des textes merveilleux que je rêverais d’écrire. Ridicule, me direz-vous et j’en conviendrai encore.

Comment choisir ses lectures alors et les transformer en quelque chose d’utile pour tous (du moins pour soi)? Marie D. Martel dans son blogue fort intéressant Bibliomancienne sur la philosophie, la littérature et les bibliothèques à l’ère numérique, décrivait le 1er août dernier une semaine typique de bouquinage et lecture dans le billet Techniques de lecture mixte. Wow, je ne sais pas vous, mais il y a à boire et à manger. Le truc? Lire dans plusieurs formats et un peu de tous les genres.

J’aimerais comme Bibliomancienne pouvoir transformer chaque expérience de lecture et avoir la prétention de penser que c’est elle la bonne, l’ultime expérience qui va tout changer, et enfin me permettre d’imaginer des textes merveilleux.

En plus, lorsque je lis des romans, surtout, je ne me rappelle jamais rien après quelques mois, ou presque rien, des impressions plutôt. Les personnages avec qui j’ai été si proche sont redevenus des inconnus. J’ai bien tenté de laisser des traces, de prendre des notes de mes lectures, des personnages, à la limite je recopie des citations, mais souvent il me faut plusieurs minutes pour me replonger dans l’ambiance d’un roman lu des jours, des mois ou des années plus tôt.

Voilà pourquoi ce blogue est bénéfique pour mon travail d’écriture, du moins, j’ai la prétention d’y croire. C’est surtout l’exemple le plus flagrant de ma procrastination littéraire. J’écris ici, ce qui légitime souvent le fait que je n’écrive pas ailleurs, ou si peu, ou pas comme je voudrais. J’ai un réel plaisir cependant à alimenter inégalement Les intempéries. Il y a de très bons blogues littéraires (ou pas), et un jour de prendrai le temps de mettre les liens quelque part sur mon blogue.

En attendant, et puisque je ne peux répondre à toutes ces questions aujourd’hui, le vendredi 27 janvier, j’irai à l’UQAM pour assister à Le blogue littéraire : nouvel atelier de l’écrivain, une journée d’études avec entre autres, une discussion entre les blogueurs de Ma mère était hipster, Madame Chose, Saint-Henri, Déprime explosive et Patty O’Green et Effet de présence.

À vos blogues, prêts, partez.

Leçon 10 – Commencer l’année du bon pied : Au diable la modernité, vive l’hypermodernité ou comment les hipsters sont synonymes de fin du monde

Mes vacances ont été synonymes de soirées sur soupers, sur brunchs, sur apéros. J’ai vu tout mon monde à différents moments étalés sur une quinzaine de jours. Vive les parents divorcés et les chicanes de famille, ça multiplie exponentiellement les occasions de trinquer et de manger encore et encore de la tourtière.

Beaucoup de bouffe et d’alcool signifient peu de vrais moments de lecture. J’ai cependant pu me réfugier sur la banquette arrière durant le trajet entre Montréal et Montmagny pour faire la lecture de Réussir son hypermodernité et sauver le reste de sa vie en 25 étapes faciles, ouvrage de Nicolas Langelier publié en 2010 chez Boréal.

Il faut dire que depuis sa sortie, ce livre, au titre débordant avait piqué ma curiosité. Quoi de mieux que les résolutions intenables de Nouvel An pour repenser sa place dans notre monde hypermoderne?

Nicolas Langelier présente son ouvrage tel un guide de survie et transforme, comme le titre l’indique si bien, ses chapitres en 25 étapes faciles, dont « Décider de faire quelque chose avant qu’il ne soit trop tard », « Se réveiller et ne voir que du gris autour de soi », ou encore « Réfléchir à l’héritage de sa génération », autant de chapitres qui se veulent tragi-comiques sur notre époque, aussi sordide et mercantile soit-elle.

Au passage, Langelier nous informe sur les concepts de modernité, de postmodernité et bien sûr, d’hypermodernité, et présente certains de penseurs et théoriciens de ces courants. Mais au-delà de ça, Réussir son hypermodernité c’est l’histoire d’un homme (ce pourrait être une femme) aux prises avec des questionnements existentiels suite à la mort de son père, disparu quelques mois plus tôt.

Le personnage se retrouve donc au centre d’un parcours initiatique qui le mènera des commerces branchés de Montréal, au chalet construit jadis par son père, sur les rives d’un lac québécois anonyme où il jettera les cendres paternelles, autant d’occasions de se questionner sur les choix qu’on a faits. Ainsi, sur des airs de fins du monde, l’ouvrage trace une histoire lucide sur cette vie dont vous auriez pu être le héros, mais qui s’est avérée en tous points différente.

Dans un chapitre intitulé « Rédiger son manifeste personnel », l’auteur présente en 3 étapes faciles comment se comprendre soi-même et montrer à tous « quel être exceptionnel vous êtes »! Il n’y a pas à dire, l’autodérision est maître chez Langelier, puisqu’en cette époque de voyeurisme à outrance, le manifeste est là une forme pure de mise à nu : « Diffuser : n’oubliez pas que les choses n’existent vraiment que si les autres en sont informés. Il est donc important de leur transmettre le contenue de votre manifeste personnel », écrit l’auteur.

Je voudrais terminer en vous parlant des hipsters. Et oui, Nicolas Langelier se fait plaisir de faire un détour par eux et d’égratigner quelque peu leur héritage au passage. Alors qu’il nous demande dans un exercice de « réfléchir à l’héritage de notre génération », l’auteur nous laisse avec deux réflexions non équivoques, dont celle-ci de Douglas Haddow : « Nous sommes la dernière génération, la culmination de tout ce qui nous a précédé, détruite par la vacuité ambiante. Le hipster représente la fin de la civilisation occidentale ».

Si vous voulez entendre parler de hipsters, c’est demain soir que ça se passe à l’Amère à boire, une conférence de Daniel Grenier : « On achève bien les hipster ; une autofiction », dès 17 h, sera présentée par Salon Double.

http://salondouble.contemporain.info/conf-rence-de-daniel-grenier-on-ach-ve-bien-les-hipsters-une-autofiction



Expozine 2011 : Indépendants un jour? Indépendants toujours!

Quand écrire, dessiner et créer riment avec plaisir et indépendance.

Après un passage au Salon du livre la semaine dernière (http://ruemasson.com/?p=12374), je me suis frayée cette semaine un chemin à l’Expozine 2011. Cette foire des petits éditeurs, bandes dessinées et fanzines est un rendez-vous annuel à ne manquer sous aucun prétexte. En plus, l’entrée est gratuite!

L’événement a lieu dans le sous-sol de l’église Saint-Enfant-Jésus au coin de Saint-Laurent et Laurier et on peut y boire des bières, manger des samoussas ou du gâteau au chocolat en discutant édition indépendante et BD underground. Quoi de mieux en un dimanche d’automne?

L’illustrateur Maxouel de la revue La diagonale, nous explique d’ailleurs pourquoi il faut absolument aller à l’Expozine :
http://ladiagonale.ca/maxouel/expozine-pourquoi-y-aller

Donc, plus 300 créateurs de publications aussi variées que la foule présente se mêlant au brouhaha des échanges. Sur chaque table et devant chaque créateur, et ils sont nombreux, des BD, fanzines, cartes, dessins, revues, livres en bonne et due forme et publications hétéroclites, parfois créés pour l’occasion, le néophyte et le connaisseur se retrouvent dans une ambiance conviviale et bouillonnante, à la recherche d’histoires extraordinaires, d’illustrations inédites et de vers enlevants.

Aidez les créateurs indépendants et insoumis aux grands groupes! Aujourd’hui, dimanche 27 novembre est votre dernière chance de visiter l’Expozine.

Découvrez ici le travail palpitants de créateurs, éditeurs et illustrateurs présents à l’Expozine :

http://www.revuequivive.net/
http://johnmartz.com/
http://toastonjam.com/
http://atelierszaz.com/
http://www.tamere.org/
http://blog.dakotamcfadzean.com/
http://banddpress.blogspot.com/

Pour une liste complète des exposants, visitez le site d’Expozine :
http://www.expozine.ca/

Dimanche 27 novembre, 15 h, dans la salle de lecture à Expozine :
Du Zine à l’Institution: Les Sérigraphes Montréalaises, avec: Andrée-Anne Dupuis-Bourret, Jacinthe Loranger, Chloe Lum, Leyla Majeri, Dominique Pétrin.
Une co-production d’Expozine et La Centrale Galérie Powerhouse.