Leçon 17 – Grenier et moi… parcours elliptique d’une lectrice

Daniel Grenier dans son blogue Saint-Henri (allez voir!), demandait le 15 mars dernier :

Quel est le livre que vous considérez comme votre première « vraie » lecture, si tant est qu’une telle chose existe? Cette première lecture qui vous a fait vous rendre compte que vous n’alliez probablement plus jamais vous arrêter?

En réaction aux réponses de cette « Petite question », Grenier a mis en ligne le lendemain le texte « Grande réponse », où il expliquait ses débuts à lui comme lecteur, de Tolkien et la SF en passant par Nabokov et Vian, puis terminait sur son envie d’écrire et Nabokov, encore. Le parcours des autres me semble chaque fois tellement plus riche et transcendant que le mien. Je dois bien avoir la mémoire qui flanche, déjà.

À lire les réponses obtenues par Grenier, tout le monde lisait Victor Hugo à 7 ans, Nabokov à 9, et Flaubert avant la puberté, et j’exagère à peine (je remercie chaudement tous ceux qui ont répondu, vous m’avez rappelé de bons souvenirs!), un peu quand même, beaucoup même. Rien de semblable dans mon parcours (Hugo, Nabokov et Flaubert sont venus plus tard), au commencement, et bien, il n’y avait rien, ou presque.

Tout ça pour dire que chaque auteur, chaque lecteur possèdent son histoire « littéraire ». Tous les chemins mènent à l’écriture, si tant est que la lecture est reine. Histoires d’amour entre l’auteur et le texte, n’allez cependant pas y chercher une quelconque justification d’un parcours tracé d’avance. Ces histoires ne disent rien de plus : lisez et écrivez. Point.

 

J’ai envie de faire une Daniel Grenier de moi-même (je crois qu’on avait le même dealer de lunettes! – allez voir sa photo et lire son article, si vous ne l’avez déjà fait!), et remonter la piste de mon désir d’écrire, et de mon parcours de lectrice. C’est bien sérieux tout ça, mais là encore, il est question d’amour et de livres, de tonnes de livres. Je livrerai donc dans les prochaines semaines, des bribes par-ci, par-là, de quelques-unes de mes lectures coup de poing depuis l’enfance, ou pour reprendre les mots de Grenier, de mes premières lectures « vraies », et pour le continuer à le paraphraser, « si tant est qu’une telle chose existe ».  

 

Je vous mets en garde (à quoi bon?), je ne serai ni spirituelle, ni transcendante. Mon parcours est éclectique, elliptique; je suis une fausse littéraire, mais une lectrice assidue (et un jour, une écrivaine bornée). Je tente depuis des années de tenir une liste de mes lectures — je n’y arrive jamais vraiment longtemps – souhaitez-moi bonne chance, je tiens bon depuis le 1er janvier 2012.

Aujourd’hui, le 21 mars est la Journée mondiale de la poésie. Vive les poètes et autres charmeurs de mots!

Claude Beausoleil, Poète de la Cité, invite les Montréalais à fêter avec lui : 3 lectures de poésie dans le métro et une soirée « 21 poètes pour le 21e siècle le 21 mars » à la Maison du Conseil des arts de Montréal, à 17 h 30.

 

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Leçon 13 – Écrire à tout prix – mes amis les blogueurs?

Là, je ne sais plus. Quand je ne sais plus, je n’écris plus. Je m’étais pourtant dit que je devais, DEVAIS, écrire quelque chose une fois par semaine (c’est si peu!) et déjà, échec. Et la même question revient sans cesse. Pourquoi bloguer? Pourquoi réfléchir à des billets, des entrées? Aligner des mots, des phrases et les mettre en ligne? Pourquoi lire les autres blogueurs? Pourquoi, mais pourquoi?

Ce doit être parce qu’on a trop parlé des blogues et des blogueurs ces derniers temps. Cette semaine encore, lancement du Huffington Post au Québec, Voir qui se met de la partie, que puis-je bien apporter de plus, avec un blogue que je ne mets pas assez à jour à mon goût? Et qui de surcroît sert d’exercice et d’exutoire (voir la Leçon 1).

André Marois a intitulé son dernier texte Invasion des blogueurs. Sommes-nous envahis, ou fais-je partie des envahisseurs? Peu importe, la question est trop grande pour moi.

C’est peut-être aussi parce que je suis allée le 27 janvier dernier dans une journée de conférences sur les blogues littéraire à l’UQAM. Malgré mon grand intérêt pour le sujet et la pertinence des invités-blogueurs, il y a tout de même eu plus de blablas institutionnels que de réelles discussions. Et j’ai hésité jusqu’à aujourd’hui avant d’en parler. Clarence L’inspecteur résume bien ce que j’en ai pensé au lendemain de la conférence.

Et depuis, je me pose d’innombrables questions sur mon statut de blogueuse, « littéraire » ou pas. Mais j’écris. Et je publie. Et je lis des blogues.